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À l'automne 1973, le groupe britanique
Génésis décide de parcourir l'Europe et
l'Amérique pour promouvoir son nouvel album Selling
England by the pound.
À une époque où le groupe tente de percer
le marché américain, le spectacle connaît
un énorme succès au Québec qui devient rapidement
le château-fort du groupe.
Les répétitions pour la tournée nord-américaine
ont lieu au collège de Cap-Rouge.
Les deux premiers concerts sont présentés le même
soir au Théâtre Capitol de Québec, mercredi
le 7 novembre, à 19h et 22h30.
La première représentation débute beaucoup
plus tard que prévu. La foule qui attend à l'extérieur
pour la seconde représentation s'impatiente. La cohue
s'instale lorsque des spectateurs quittant la salle après
le premier concert, tentent de se faufiler et entrer à
nouveau. Le spectacle se termine trop tard et les décors
ne pourront être installés le lendemain au Massey
Hall de Toronto. Le groupe se produit alors sur scène
dénudée, avec comme seul élément
"décoratif", la sortie de secours.
Un spectacle impeccable est ensuite présenté au
Centre sportif de l'Université de Montréal le 10
novembre, devant 3900 personnes. Le coût du billet est
de 5,00$.
Genesis est de retour le 18 avril 1974 au Centre desCongrès
de Québec, le 19 au Civic Center d'Ottawa et les 20 et
21 au Centre sportif de l'Université de Montréal
et le deuxième soir est diffusé sur les ondes de
CHOM fm (source de plusieurs enregistrements pirates).
Les spectacles de novembre 1973 et avril 1974 sont au niveau
musical. Par contre, des ajustements notables sont apportés
au niveau scénique durant la tournée.
En novembre le décor est constitué de structures
de métal courbées, couvertes de tissus blanc, sur
lesquelles sont projetées des images. Elles entourent
la scène et lui donnent une allure de forêt surréaliste.
De plus, tous les accessoires et les claviers sont blancs. En
avril, les formes font place à un rideau noir et les projections
sont contenues sur deux écrans circulaires. Les accessoires
et les claviers sont maintenant noirs. Les éclairages
sont repensés et les chorégraphies de Peter Gabriel
atteignent leur paroxisme. Les petites histoires bizarres que
ce dernier raconte avant chaque pièce (qui permettaient
aux autres musiciens de s'accorder et d'ajuster leurs instruments),
y sont désormais présentées en français. |